
La soirée, placée sous le patronage et en présence d’Alain Malraux, Président de la Commission Malraux pour l’Europe de la Culture, a permis de mettre en lumière ce roman pas comme les autres, qui fait voir l’effondrement de l’URSS au travers du regard d’une petite fille, une jeune virtuose confrontée à la fin d’un monde où sa famille d’intellectuels et de musiciens, se retrouve du jour au lendemain plongée au cœur de la tourmente…

Avec un vrai style d’où transparaissent ses origines et son éducation russophone, Marina Yaloyan trouve d’emblée le ton juste.
Son écriture poétique et élégante fait revivre des moments d’anthologie, où les émeutes et les meubles brulés comme les billets de banque devenus sans valeur, sont pris dans le maelstrom du temps qui passe avec, en parallèle, la préparation d’un grand concours pour le Conservatoire de Musique, qui ouvrira peut-être à Vérochka, la petite pianiste, une porte vers l’espoir d’une nouvelle vie…

Un premier roman dont on ne manquera pas de parler, tant il sort de l’ordinaire et qui, de par sa construction et ses moments de bravoure, ne devrait pas manquer d’inspirer une adaptation cinématographique…

La petite pianiste d’Erevan
de Marina Yaloyan
Éditions Albin-Michel
www.albin-michel.fr
