Une page de la grande histoire de l’exploration polaire française, mais aussi une ambition pour la France…

Le but principal de cette mission est de plaider pour la création de nouvelles Aires Marines Protégées (AMP). Pour cela, lors de ce voyage, un rapport scientifique sera établi sur la Mer de Ross, seul endroit où se situe une AMP à ce jour, pour évaluer l’efficacité de cette protection. Ce rapport servira de base aux discussions internationales de 2027 pour la CCAMLR (Convention pour la Conservation de la Faune et de la Flore Marines de l’Antarctique) organisme international de 27 pays membres, dont la France.
L’expédition poursuivra sa route vers la Mer Dumont-d’Urville. Les données collectées soutiendront activement le projet d’Aire Marine Protégée Merz-DDU, une initiative portée par la France, l’Australie et Monaco pour préserver ce sanctuaire fragile.
Cette ambition est pleinement partagée par les Autorités françaises.
« Avec Persévérance, Jean-Louis Étienne écrit une nouvelle page de la grande histoire de l’exploration polaire française. Alors que les Nations se disputent plus que jamais leurs frontières, il défie comme toujours l’impossible : faire de l’Océan austral, à l’image du continent antarctique, un espace protégé et dédié à la science et à la paix dont nous avons aujourd’hui tant besoin ! », déclare Olivier Poivre d’Arvor, Ambassadeur, envoyé spécial du Président de la République pour l’Océan et les Pôles.
La sanctuarisation de l’Antarctique est vitale pour préserver les zones de nourrissage de la faune locale : colonies d’oiseaux marins, manchots et mammifères. De même, il convient de réguler la pêche industrielle du krill, maillon essentiel de la chaîne alimentaire, qui subit une énorme pression sur ses stocks due aux bateaux-usines qui aspirent le krill utilisé pour le nourrissage des poissons de pisciculture ou la production de compléments alimentaires.
Des missions avec des scientifiques à bord seront réalisées, à l’instar de :
- la radiographie de la couleur de l’océan via une collecte de planctons et phytoplanctons;
- l’inventaire de la faune et la flore marine via la bioacoustique;
- l’analyse des polluants atmosphériques;
- l’étude de la dynamique des muons (particules cosmiques);
- l’étude des micro plastiques.
« La culture de l’océan est à déployer… Il faut amener la culture de l’océan jusqu’au plateau des Millevaches ! », insiste Jean-Louis Etienne, qui voit dans le partage de l’information et la mobilisation des jeunes générations, une nécessité. Pour cela, on pourra suivre l’expédition de Persévérance en temps réel via le site internet www.polardpod.fr.

