C‘est avec une profonde tristesse que les Français ont appris la disparition de Bernadette Chirac, qu’ils considéraient un peu comme un membre de leur famille…

Tout a déjà été dit et écrit sur elle, sur son influence, sur l’appui irremplaçable qu’elle a constituée pour Jacques Chirac, sur le style qu’elle avait su imposer à l’Élysée comme auparavant à la Mairie de Paris, placé sous le signe du respect de la tradition et de la défense d’un patrimoine auquel elle était très attachée. L’idée de « rajeunir » la décoration de la Présidence comme certains de ses successeurs ont tenté, assez maladroitement, de le faire, n’aurait, à l’évidence, pas trouvé grâce à ses yeux, tant les Palais officiels devaient symboliser l’art de vivre et de recevoir à la française.

C’est aussi la seule femme de Président à avoir mené, en parallèle de son mari, une carrière politique.

Dîner d’État avec les Présidents Jacques Chirac et Ronald Reagan, accompagnés de leur épouse Nancy et Bernadette.

Elle fut en effet successivement Conseillère municipale, puis Conseillère générale de la Corrèze et remporta pas moins de huit mandats municipaux et six mandats cantonaux.

Parmi ses autres activités, on notera aussi bien sûr la célèbre opération des Pièces jaunes, avec la Fondation des Hôpitaux de Paris, Hôpitaux de France, campagne française de solidarité qui rencontra un succès considérable et a permis de financer plus de 9300 projets dans les hôpitaux pédiatriques. Autre réalisation majeure, la Maison de Solenn, « le combat d’une vie », comme elle le définissait elle-même, notamment pour la lutte contre l’anorexie.

Avec sa disparition, tout un chapitre de la vie politique française se referme, tant elle incarna une époque et un monde aujourd’hui disparu…

Bernadette Chirac remettant la célèbre Coupe d’Or du Bon Goût français, sous le patronage du Journal du Parlement et sur l’invitation du Maire de Paris, en 1987.