À LA BIBLIOTHÈQUE DES ASSEMBLÉES

Il écrit comme on exhume des souvenirs, avec une plume habitée, comme un passeur d’émotions, un sculpteur de mémoire, un amoureux des liens invisibles entre les vivants et les absents…

Diplômé d’HEC, il a longtemps fait carrière dans les médias et la communication, avant de répondre à un appel plus intime : celui de l’écriture. Son premier roman, N’oublie pas que je t’aime — poignant hommage à sa femme disparue trop tôt — a bouleversé plus de 100 000 lecteurs et s’apprête aujourd’hui à renaître sur grand écran. Ce succès a marqué le début d’un parcours littéraire personnel, sincère, sensible, traversé par les grandes questions de l’amour, de la perte et de la transmission.

Dans son huitième roman, Les Echos du Temps, paru en 2025 chez Ramsay, Jérôme-Arnaud Wagner nous livre une œuvre différente, plus romanesque, mais toujours empreinte de spiritualité. Le roman fait dialoguer deux époques, deux femmes, deux combats intérieurs, entre les murs d’un vieux manoir fouetté par les vents marins : celle de Marie, jeune mère contemporaine confrontée à d’étranges phénomènes dans sa nouvelle demeure, et celle d’Anne de Beaufort, comtesse des années 1930, enfermée dans un mariage toxique, étouffée par l’ordre social et hantée par ses propres choix. Le roman alterne passé et présent dans une construction fluide, faisant du manoir un personnage à part entière, chargé de mémoire, de douleur et de secrets.

C’est une fresque où les êtres blessés cherchent la lumière, où les secrets oubliés frappent à la porte du présent et où l’on devine, en filigrane, cette foi indéfectible en la puissance rédemptrice de l’amour.

Avec finesse, Wagner explore les blessures transgénérationnelles, les luttes intérieures des femmes face au patriarcat et la façon dont le passé s’infiltre dans les interstices du présent. L’intrigue, aux allures de huis clos hanté, mêle drame psychologique, tension surnaturelle et émotion pure. 

L’auteur aussi y poursuit sa méditation sur les forces invisibles qui nous façonnent, et sur l’amour, encore et toujours, comme seule lumière dans les ténèbres.

Dans son œuvre, les lieux ont une mémoire, les silences ont un langage, et les personnages une profondeur qui touche au plus intime.

Jérôme-Arnaud Wagner continue de bâtir, livre après livre, un monde à part, où les cœurs perdus se retrouvent et où chaque roman devient une demeure pour ceux qui aiment croire que rien ne meurt jamais vraiment…

Marina Yaloyan
www.jeromearnaudwagner.com